writing home milla (3)

Chapitre 1 , Tome I des études en « Bonanesque » (matière sciento-scientifique à tendance sociopathe)

A la bonne heure : La bonne année ! J’ai 33 ans. Ces dernières années, je peux vous assurer m’être religieusement évertuée et concentrée à « pratiquer la religion Bonanesque » comme il se doit ! J’ai décroché mon PHD à 25 ans…j’ai été summa cum laude, diplôme « mention très bien » du divorce (difficile à décrocher, ne me sous estimez pas, ne vous surestimez pas n’en vous déplaise !). J’ai décidé de pousser les études (ignare que je suis) jusqu’au livre best-seller et au tutorial pour me prevaloir et me flatter l’ego de ma « Harvard Chair of Bonany legitimacy » (de façon honoraire, comme se doit un consul) et toujours …rien. Là, 33, chiffre divin chez les musulmans (nous serons tous éternellement 33ainaires le saviez-vous ? Et non, la solution n’est pas en vous).

Recadrons le débat. Le sujet est là, tous les ans récurrent et infini, a l’instar de la vie sur terre.  Une bonne année : c’est quoi ? Décortiquons : il faut 365 jours. Je les ai (enfin si j’y survis). Il faut une « bonne »…une bonne quoi ? le mot est vaste (comme le monde, minima !) Demandez-vous, clichés mis à part, et croyances « X filesiennes » de Mulder et Scully différées: Avant même que de la souhaiter, pouvons-nous en comprendre la formulation ?

Toutes les rétrospectives sur l’année passée, et les émulsions listées que l’on nous énumère des choses à faire, à ne pas faire, dont on doit se défaire, pour pouvoir la parfaire…L’arlésienne. L’année à venir, en découle notre devenir…Oui, car nous plaçons notre bonheur, notre réussite, celle du monde qui nous entoure, ce monde dont nous sommes une pièce microscopique du puzzle géant qu’est l’humanité, tout cela est empaqueté juste après Noel et expédié via le DHL et Fedex cosmique pour décider de nos petits destins en CDI, plait-il. Et nous montons dans ce train : celui des souhaits indéfiniment renouvelés et stériles, ou rien ne change, sauf le cours de l’histoire, ses dirigeants et composants, et les évènements climatiques-dramatiques (nous n’avons pas encore la main dessus ; ne sommes pas dieu, un peu de modestie).

Des journaux très sérieux et faiseurs d’opinion internationaux, en passant par les sites féminins, sociétaux, people, la plèbe journalistique se mêle à l’aristocratie  et au gotha de « l’intelligencia » …Une seule rengaine, ils sont d’accord- semblerait-il-mais dans le futur toujours, in untero(le présent étant déjà le passé) : il faut des Etoiles, du changement, de la grandeur, des philosophies qui deviennent comme les mathématiques : des sciences appliquées. Du consommable, l’idéologie dogmatique du consommable à outrance (mâchez bien),  dans l’espoir du chiffre dans l’inconnu, de l’écoulement imprimable et numérique-clic- pour booster l’empire médiatique. Et, en chœur toujours, cette grande chorale orchestrée par l’empathie de l’homme envers son espèce, et ses actes manqués en mode bis répetita ils sont légion : du génocide aux guerres, en passant par la corruption, les ratages technologiques, esthétiques, chirurgicaux, la Corée, Daech, Poutine, L’UE, les Roms, les Maures, leurs morts…

Il pleut des airbus crashés, il vole des données ultra confidentielles « wikileaksées », il valse des nouveaux prophètes qui prêchent le viol et la vente d’humains comme étant la bonne parole, tout droit sortie de l’antre du livre saint, (un parmi plusieurs, sans offenser ce lectorat) Il lobotomise, l’endoctrinement  audiovisuel, superficie ? : Le Monde. Impact ? : La superficialité alarmante et le No man’s land culturel/intellectuel/substantiel accablant, dont nous armons la génération actuelle, et celle à venir. En sommes ce bel avenir… Ils s’évertuent et continuent, au nom d’un humanisme certain. Notre place est aux premières loges, dixit juste entre Tarzan et Einstein, notre avenir dépeint, toujours sous des cieux plus bleus, tel que suit, caricaturons :

– 10 façons de réussir votre benchmark de l’année, et réussir votre business (baguette magique abracadabra, cassez votre tirelire et serrez les dents…ou appelez Nostradamus et votre chamane comme DSK…flute, nous l’appellerons  Anne Saint-Clair !)

  • 5 choses à éviter cette année (et qu’on refera. Ca va du bon chablis le soir, à la cigarette, aux pasta en sauce et pizza direct au fesses, au chocolat en barre, a la dépendance affective, en passant par les achats compulsifs, l’inscription à la salle de sport, on y va, aller …4 fois, le rappel de l’ex, vous savez ce parfait briseur immature et nombriliste,  ce bad boy qui vous veut du bien : le sien ! Ah oui et stop l’acquisition du 28eme jean et toujours rien à se mettre, pour les hommes se sera la promesse de déposer les enfants le matin (réveille-moi si tu m’entends) et de leur faire faire les devoirs tous les soirs…),

-8 façons de commencer votre année en gardant bien en vue vos objectifs (et en ne vous perdant pas en chemin, sauf pour cause de strabisme, ou accident de parachute)

  • 7 façons de trouver l’amour (le vrai voyons), ou de garder son homme/ sa femme (pas comme on garde son chien, ses bijoux, ou son gramme de cocaïne planqué)

-12 façons d’être belle, divinement moulée, et vous prendre pour Olivia Palermo, Kim Kardashian ou Beyoncé (tout dépend du popotin, de la coiffure, de l’American Express, et de l’entrain)

  • et enfin 14 must have pour commencer l’année en beauté (vous serez belle et rebelle, mais si, mais si : c’est écrit juste là !…et…si vous ne les avez pas, pauvre de vous, vous êtes Damnée, fichue, 365 jours ! votre : année est un tas de ruine socio-vestimentaire, et vous êtes relégué(e) dans la catégorie « moche et remoche »)

Les caricatures m’ont toujours parlé. Elles parlent vrai. Elles parlent caucasse-trash, la langue de la vérité brute de décoffrage. Elles parlent bien plus que la raison, ou que les grands sabots des grands penseurs et détenteurs de véracité ne le font.

Apportez donc la lumière…Dans mon meilleur des mondes, à moi (pas celui d’Aldous Huxley), il y aurait un peu plus de mise –comme a la roulette- sur nos valeurs humaines, et notre plus beau capital : notre intelligence. Le Mix and match des deux pourrait, avec l’aide du bon sens, l’appui de l’expérience,  et la canne de la vision, construire un pare-feu pour éviter de faire partie de certains choix désastreux. D’autres évènements à forte valeur ajoutée négative sur autrui, mais encore, si inversement : participer à sa propre évolution, atterrir là où nous choisissons d’aller, pas là où la société ou les moules sociaux, ou « l’autre » veut nous voir. Participer à un collectif de réalisation, quel qu’il soit, qui que l’on soit, avec comme étendard la couleur de nos différences, et l’arc en ciel qu’elles dessinent. D’un bout à l’autre, au-dessus des mers et des continents. Des morts et des vivants. Des petits et des plus grands. Des bons et des mécréants. Au-dessus de nous. Les bébés du big bang.

Avoir l’œil bien dégagé… la vue claire, la clairvoyance, et le cœur connecté à notre intelligence. Nous avons tous le même capital. Inutile de le mettre à mal. Le développement durable, c’est le développement de l’humain.

Cette année, je lance mon énergie éolienne ! La Source ? Vous.

L’interview est à suivre…

Publicités

4 Comments on “Philosophie, définition et branche académique…de la Bonne Année.

  1. Magnifique texte mais je suis surtout séduit par la mécanique de fonctionnement de ton cerveau

    J'aime

  2. C’est vrai, quelle coutume à la con de se dire « bonne année » chaque 1er janvier… C’est exactement comme la Saint Valentin, finalement. Tout cela n’est que rituel même pas ancestral en plus, enfin, relativement. A l’échelle de l’Histoire de l’Humanité, c’est très récent.
    Si tout le monde s’interrogeait comme toi sur le dessous des cartes, on recevrait et on enverrait moins de textos ou de mails aussi convenus qu’insipides dans les premières heures du 1er janvier.
    A la base c’est sympa de souhaiter du bonheur à ses semblables. Mais pourquoi ne pourrait-on pas le faire quand bon nous semble, quand c’est nécessaire et utile, tout simplement ? Et pas forcément à un moment précis, « parce que c’est comme ça et puis c’est tout » ?
    Ce que je déplore dans notre société contemporaine, c’est le manque d’originalité. Ou plutôt disons que si, il y a beaucoup d’originalité chez les être humains, mais celle-ci est constamment dévoyée à des fins commerciales, bassement mercantiles.
    J’apprécie le clin d’oeil à Aldous Huxley, Le meilleur des mondes est un de mes livres préférés 🙂

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :